Le parachute

Le parachute

Vidéo : Le parachute
Vidéo : Le parachute
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Le parachute

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Ce midi, Mathieu, l'éducateur, anime le jeu du parachute pour un groupe d'enfants pendant que l'autre groupe dîne. Les enfants adorent ce jeu, ils sont vraiment excités. Le jeu du parachute se veut un jeu coopératif où tous les participants doivent s'entraider pour accomplir une tâche. Il n'y a ni perdant ni gagnant, l'enfant n'a pas à craindre de perdre des points ou, pire encore, de faire perdre son équipe. Les habiletés de chacun sont mises à contribution, il n'y a pas de comparaison avec les autres, le talent de chacun s'exprime sans mesure, tout le monde est sur un pied d'égalité. Tous les enfants collaborent pour arriver à un résultat commun. Lorsqu'on anime cette activité, il faut prévoir un grand local; un gymnase fait très bien l'affaire.

Le parachute prend beaucoup de place, les enfants crient, sautent, brassent le parachute. Quelle que soit la variante proposée, il faut alterner les moments de forte intensité avec des accalmies. Les consignes du départ doivent être très claires; elles dictent aux enfants le moment pour faire bouger le parachute et ce, tout le monde ensemble. Les enfants dirigent un ballon en faisant faire des vagues au parachute. Le signal est donné, 1, 2, 3, Go! Le but? Faire tomber le ballon dans le trou au centre du parachute. Pour y arriver, les enfants doivent travailler ensemble. Ils doivent ajuster le mouvement de leurs vagues pour amener le ballon au centre. Ils doivent enlever leurs souliers, car il y a des variantes du jeu où certains enfants doivent être sur le parachute pendant que d'autres circulent sous. Une question de sécurité. Il est vraiment drôle d'observer la façon qu'ont les petits de faire des vagues avec le parachute. Ils sautent sur place, ils ne font pas nécessairement le lien que ce sont les bras qui doivent faire le travail. C'est magnifique de voir Simon-Étienne L. sauter à coeur joie. C'est lorsque l'enfant aura une plus grande conscience de son schéma corporel qu'il fera le lien entre son action et le résultat. Il y a sûrement la longueur des bras des petits qui ne provoque pas le même effet de vagues, comparativement à celle des plus grands. Plus les bras sont longs, plus le geste est fort, et plus les vagues sont grosses!

Mathieu propose le jeu du chat et de la souris. Ouf! Tout le monde parle en même temps, ils veulent tous le faire. Comment Mathieu arrivera-t-il à poursuivre son animation? Il choisit tout simplement d'arrêter de parler en se bouchant les oreilles. Un geste non verbal qui veut tout dire. Il faut éviter de crier pour se faire comprendre, démontrer avec des gestes ce qu'on attend des enfants. Si l'adulte crie ou lève le ton, les enfants feront de même et l'atmosphère deviendra tout simplement invivable et agressante. Mathieu utilise aussi la diversion, il leur propose de faire la tente avant de faire le jeu du chat et de la souris. Cette suggestion va permettre aux enfants de se calmer un peu sous le parachute. Mais Mathieu les fait encore plus crier, en tapant sur le parachute; mais le son reste en sourdine. Certaines personnes stimulent les enfants et Mathieu en est une; il les agace beaucoup, mais les enfants adorent ça. Pour le jeu du chat et de la souris, Mathieu choisit les deux enfants qui joueront ces rôles. Il décide de les choisir en fonction du silence. Voilà encore une belle façon de demander le silence. Le jeu du parachute est très difficile à animer, car les enfants sont rapidement survoltés. En brassant le parachute, les enfants doivent camoufler la souris dessous pour éviter que le chat, qui circule à quatre pattes au-dessus du parachute, ne l'attrape. Ici, Frédérick E. choisit la position debout pour incarner son chat; il serait préférable qu'il se déplace à quatre pattes, car il ne doit pas oublier qu'il y a une souris sous le parachute qui peut se faire blesser. Son rôle consiste à l'attraper, pas à l'écraser de tout son poids avec ses pattes de derrière? Jouer au parachute devient vite épuisant : le mouvement constant des bras est très fatiguant et donne chaud. Il faut faire de grosses vagues pour camoufler la souris.

Caméraman : Guillaume Tremblay

Auteur(s): 

Beaumont, Josée

Ayant(s) droit: 

CCDMD

Date de parution ou dernière mise à jour: 

2013-08-14

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