L'autoévaluation 2

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Vidéo : L'autoévaluation 2
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L'autoévaluation 2

Vidéo / Ressources thématiques / Scolaire : première année / Milieu scolaire / Dimension affective, Dimension cognitive, Dimension langagière, Dimension physique et motrice, Dimension sociale et morale / Activité

Au service de garde Les camarades rient, les enfants font leur autoévaluation et reçoivent des commentaires de leur éducateur ou de leur éducatrice, une fois par année, au mois de février. Ce ne sont pas tous les services de garde qui font cette autoévaluation. Une fois rempli, le formulaire d'autoévaluation est acheminé aux parents, et ceux-ci doivent le signer pour indiquer qu'ils en ont pris connaissance. Rina commence l'autoévaluation en expliquant à Léane P. comment elle procédera et en soulignant l'importance qu'elle comprenne bien. Si elle ne comprend pas, elle doit le lui dire. Léane P. est en première année, elle peut avoir de la difficulté à saisir les concepts énoncés dans l'autoévaluation. Rina utilise des exemples concrets lorsqu'elle pose une question à Léane P. « Quand il y a quelque chose qui ne marche pas, mettons que quelqu'un dit que ton dessin est pas beau... ». C'est une très belle intervention de Rina, elle utilise un exemple de situation que l'enfant pourrait avoir vécue. Il ne faut pas oublier que l'enfant est encore dans la phase de la pensée préopératoire concrète. Il se base sur des réalités pour établir des corrélations et pour ainsi saisir des concepts. Se faire dire que son dessin n'est pas beau, est un exemple que l'enfant peut bien comprendre, plus qu'une question portant sur son rapport face à l'échec. En donnant sa réponse, Léane P. démontre qu'elle a bien compris la question de Rina.

Rina note toujours par écrit les réponses données par l'enfant. Elle lui demande même de préciser en nommant, par exemple, ses activités préférées, ses amies, etc. Il est important de consigner ces informations, d'abord comme aide-mémoire afin de faire l'analyse, mais aussi pour les présenter aux parents. Ce questionnaire se révèle un instrument d'observation de choix. Idéalement, cette rencontre devrait se réaliser à l'extérieur du local, en privé avec l'enfant concerné, mais l'éducatrice ne peut laisser les autres enfants seuls. En conséquence, on se trouve un petit coin à part afin de pouvoir travailler dans une quiétude très relative. Rina demeure toujours vigilante, car il y a beaucoup d'animation dans la pièce. Par exemple, lorsqu'un parent part avec son enfant, elle les salue, ce qui lui servira aussi au moment du décompte de ses effectifs. Lorsque Rina constate, par le langage non verbal de la petite, que celle-ci ne comprend pas la question, elle la reformule en utilisant des synonymes jusqu'à ce qu'elle comprenne. L'autoévaluation se poursuit, Rina utilise toujours des exemples pertinents, qui correspondent à des situations que l'enfant peut avoir connues. Elle prend même soin d'insérer le nom de l'amie qui peut être en conflit avec Léane P., dans sa dernière question. Une bonne poignée de main marque la fin de l'entrevue. Plus qu'une simple politesse, ce geste atteste aussi de la qualité du lien de confiance que nécessite un tel exercice d'introspection.

Caméraman: Daniel Hardy

Auteur(s): 

Beaumont, Josée

Ayant(s) droit: 

CCDMD

Date de parution ou dernière mise à jour: 

2013-08-13

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